Échec ou succès : l’intégration d’un exosquelette exige une méthode rigoureuse
Pourquoi des exosquelettes finissent au placard, et ce qui fait réussir leur intégration :...
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L’intégration d’un exosquelette en entreprise réussit quand le modèle est choisi par les opérateurs eux-mêmes, après un essai comparatif sur leurs vrais postes, assez long pour maîtriser les réglages. Les études et les retours terrain montrent qu’un exosquelette bien sélectionné et bien intégré réduit l’effort. Les échecs viennent le plus souvent de la mise en place : achat sans essai, un seul modèle proposé, démonstration trop courte, manager de proximité pas embarqué. Au terme de 18 mois de suivi chez Ford, même l’exosquelette d’épaules le plus étudié ne convenait qu’à 62 % des travailleurs d’un même site (Kim et al., 2022).
Exomat, distributeur indépendant multimarque, a construit l’EXOBOX à partir de ces constats de terrain. Plusieurs modèles de marques différentes sont testés pendant deux à trois semaines sur les postes réels, et le choix final revient aux opérateurs. Sur un marché qui se structure, avec des produits de qualité inégale, la méthode d’intégration décide si l’exosquelette sera encore porté un an plus tard.
À leur arrivée dans les entreprises, les exosquelettes ont suscité des doutes légitimes. Est-ce que ça soulage l'effort ? Est-ce que ça ne déplace pas la contrainte ailleurs ? Est-ce que les opérateurs vont le porter ? Ces questions n'ont pas disparu, mais les réponses se sont accumulées, à mesure que les études et les retours terrain se multipliaient.
Les études publiées mesurent une baisse de l'effort musculaire sur les épaules comme sur le dos, en laboratoire et sur de vrais chantiers, et certaines suivent les salariés pendant plus d'un an. Sur le terrain, nos clients constatent moins de douleurs et moins d'accidents du travail dans les équipes qui portent leur exosquelette au quotidien.
Le marché s'est élargi en même temps. Une trentaine de fabricants, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, proposent des conceptions très différentes : rigides ou textiles, pour le dos, les épaules ou le corps entier. Comme sur tout marché, certains produits sont aboutis, d'autres moins bien conçus. Et deux opérateurs sur un même poste n'ont ni la même morphologie ni le même ressenti.
La question se déplace donc vers le choix et l'intégration : quel modèle, pour qui, et mis en place comment. C'est là que se jouent la plupart des échecs. C'est aussi ce qui explique que l'on entende encore « on a déjà essayé, ça ne marche pas » dans des entreprises qui ont acheté sans méthode.
Ce que révèle le déploiement des exosquelettes chez Ford →
62 % : même un modèle de référence ne convient pas à tous
Au terme de 18 mois de suivi dans les usines Ford, le groupe équipé d'un exosquelette d'épaules comptait 52 % de consultations médicales en moins pour les douleurs d'épaules et de bras. Pourtant, ce même modèle ne convenait qu'à 62 % des travailleurs d'un même site. L'efficacité d'un modèle ne garantit pas qu'il conviendra à chacun de vos opérateurs.
Source : Kim et al., 2022, Journal of Occupational and Environmental Medicine.
Dans la logistique, l'industrie ou le retail, nous rencontrons régulièrement des entreprises qui ont déjà des exosquelettes, achetés ailleurs, que plus personne ne porte. D'un site à l'autre, les causes se ressemblent. Elles tiennent le plus souvent à la façon dont l'équipement a été choisi et mis en place.
Tout savoir sur l'exosquelette professionnel →
| Cause | Ce qui se passe | Ce qu'il faut à la place |
|---|---|---|
| Achat sans essai | Le modèle est choisi sur fiche technique ou sur catalogue. Les opérateurs le découvrent le jour de la livraison. | Un essai en conditions réelles, sur les vrais postes, avant tout achat |
| Un seul modèle proposé | S'il ne convient pas à la morphologie ou à la tâche, il n'y a pas d'alternative. L'équipe conclut que « l'exosquelette ne marche pas ». | Plusieurs modèles de marques différentes comparés sur les mêmes postes |
| Démonstration courte menée par un commercial | D'une heure à deux jours, avec un achat attendu dans la foulée. Le ressenti de la première heure n'est pas celui de la troisième semaine. | Un essai assez long pour s'habituer à l'équipement et maîtriser ses réglages |
| Mauvais réglage | Mal ajusté, l'exosquelette gêne ou n'assiste pas au bon moment, et l'opérateur l'abandonne. | Un réglage individuel au départ, repris pendant l'essai |
| Manager de proximité pas embarqué | Personne ne rappelle de le porter, ne fait remonter les gênes ni ne prévoit le temps d'adaptation. | Un manager informé, impliqué et partie prenante du choix |
| Pas de temps d'adaptation | L'équipement est jugé sur les premiers jours, quand les gestes ne sont pas encore calés. | Une période de prise en main prévue dans le planning |
| Opérateurs désignés au lieu de volontaires | Porté par obligation, l'exosquelette est vite mis de côté. | Des volontaires, qui deviennent ensuite les relais auprès de leurs collègues |
Ces causes tiennent à la façon d'acheter et de déployer : trop vite, sans laisser les opérateurs comparer ni s'approprier l'équipement. Une fois l'exosquelette au placard, l'entreprise en tire souvent une conclusion définitive, et l'idée qu'un exosquelette « ne marche pas » circule bien au-delà du site.
Un fabricant qui fait tester son exosquelette le fait avec son propre catalogue. La démonstration dure d'une heure à deux jours, elle est menée par un commercial, et l'achat est attendu dans la foulée. Le fabricant met en avant son produit, c'est son rôle ; l'entreprise n'a vu qu'une réponse possible à sa contrainte.
Un distributeur multimarque indépendant met en concurrence plusieurs modèles de marques différentes sur les mêmes postes et les mêmes contraintes, et laisse les opérateurs choisir en autonomie celui qui leur convient. Au-delà de la performance annoncée, le confort, le ressenti et le bien-être au travail pèsent dans la décision, et aucune fiche technique ne les mesure.
Les inconforts que signalent parfois les études varient selon la morphologie de l'opérateur et la qualité du produit. D'où deux exigences : ne proposer à l'essai que des modèles sélectionnés pour leur conception et leur fiabilité, et laisser à chacun le temps de maîtriser les réglages et l'outil. Chez Exomat, chaque modèle de la gamme est retenu sur trois critères : la solidité du fabricant, les publications scientifiques et l'acceptation par les opérateurs sur le terrain.
Le critère de réussite est simple : un exosquelette encore porté six mois ou un an plus tard. Chez plusieurs de nos clients, des opérateurs qui occupent des postes similaires ont choisi des modèles différents à l'issue de l'essai, et ils les portent toujours.
Comment nous sélectionnons les modèles de notre gamme →
Souple ou rigide : un choix qui se fait sur le poste
Des chercheurs de l'INRS ont fait réaliser une tâche de levage à 29 volontaires, avec un exosquelette dorsal souple, un exosquelette rigide, ou sans équipement. Les effets sur l'activité des muscles du dos dépendaient de la conception et de la phase du mouvement. Le modèle souple la réduisait de 9,6 à 11,1 % sur certaines phases, alors que le modèle rigide l'augmentait de 36,8 % en fin de dépose de la charge. Les auteurs concluent que le choix entre les deux conceptions demande une évaluation en conditions réelles de travail.
Source : Schwartz, Theurel et Desbrosses, 2021, International Journal of Environmental Research and Public Health (INRS).
Faites comparer plusieurs modèles à vos équipes
Avec l'EXOBOX, vos opérateurs comparent 3 à 5 modèles de marques différentes sur leurs propres postes, pendant deux à trois semaines, et choisissent celui qu'ils porteront. À partir de 1 390 € HT.
Découvrir l'EXOBOXUne intégration qui tient repose sur quelques conditions simples, que l'on retrouve aussi dans la démarche recommandée par l'INRS (brochure ED 6315) : un essai en conditions réelles, sur les vrais postes ; plusieurs modèles comparés ; une durée suffisante pour s'habituer et régler l'équipement ; des opérateurs volontaires ; leurs retours recueillis régulièrement ; et un suivi après l'achat.
Côté entreprise, deux personnes font la différence. Le manager de proximité organise le temps d'adaptation et fait remonter les gênes. Le responsable HSE porte le projet. Le médecin du travail et le CSE peuvent aussi être associés à la démarche. L'objectif est de créer une dynamique autour de l'exosquelette : les premiers volontaires convaincus deviennent les meilleurs relais auprès de leurs collègues.
C'est de ces constats de terrain qu'est née l'EXOBOX. Nous l'avons construite pour que nos clients portent leurs exosquelettes longtemps : 3 à 5 modèles de marques différentes, testés pendant deux à trois semaines sur les postes réels, et le choix final laissé aux opérateurs. Pour des équipes plus nombreuses ou sur des durées plus longues, nous construisons des accompagnements sur mesure. Et quand l'exosquelette n'est pas la bonne réponse à une contrainte, nous le disons avant de lancer le moindre essai.
Le plus souvent à cause de la mise en place : achat sans essai, un seul modèle proposé, démonstration trop courte, mauvais réglage, manager de proximité pas embarqué, absence de temps d’adaptation, ou opérateurs désignés au lieu de volontaires.
Plus longtemps qu’une démonstration : les premiers jours ne suffisent pas pour caler les gestes et maîtriser les réglages. Une étude publiée dans Applied Ergonomics a suivi 25 opérateurs pendant quatre semaines de familiarisation, et leur perception de l’équipement évoluait au fil du temps. L’EXOBOX dure deux à trois semaines.
Les opérateurs volontaires, le manager de proximité, qui organise le temps d’adaptation, et le responsable HSE, qui porte le projet. Le médecin du travail et le CSE peuvent aussi être associés. Les premiers volontaires convaincus deviennent ensuite les relais auprès de leurs collègues.
Un fabricant fait tester ses propres modèles, le plus souvent lors d’une démonstration d’une heure à deux jours. Pour comparer plusieurs conceptions sur les mêmes postes et laisser les opérateurs choisir, il faut un essai multimarque, mené sur une durée suffisante.
Décrivez-nous vos postes et vos équipes : nous vous indiquons les modèles à comparer et organisons l’essai en conditions réelles avec l’EXOBOX, à partir de 1 390 € HT.
Fondateur & CEO, Exomat
Spécialiste des exosquelettes professionnels. 250+ entreprises accompagnées, 4 000+ heures de terrain.
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